Infirmière à l’hôpital, aide-soignante en Ehpad, soignant de nuit ou infirmière libérale : vous avez choisi un métier utile, et vous le savez. Mais entre les horaires décalés, les week-ends travaillés et la fatigue qui s’accumule, la même question finit par arriver : est-ce que je continue comme ça ? Le bilan de compétences sert à y répondre. Pas à vous pousser vers la sortie, ni à vous trouver un poste : à vous donner le temps et la méthode pour décider en connaissance de cause.
Un bilan de compétences infirmier, concrètement, c’est quoi ?
C’est un accompagnement individuel en trois phases fixées par la loi. On fait d’abord le point sur votre situation et sur ce que vous attendez du bilan. On explore ensuite vos compétences, vos valeurs, vos envies et les pistes possibles. Enfin, on construit un projet et un plan d’action.
Chez nous, il dure 13 heures (Bilan Essentiel) ou 18 heures (Bilan Stratégique Premium), réparties sur plusieurs semaines, avec une consultante choisie selon votre profil. À la fin, vous repartez avec une synthèse écrite. Elle vous appartient : les résultats et la synthèse ne sont communiqués à personne sans votre accord.
Ce n’est ni une formation, ni un test en ligne, ni un service de recrutement. Personne ne vous dira « devenez ceci ». Vous avancez avec quelqu’un qui pose les bonnes questions et vous aide à confronter vos idées au réel.
Rester dans le soin, changer de cadre ou en sortir
Quand on est soignant, l’envie de changement ne veut pas forcément dire « quitter le soin ». Le bilan aide à séparer ce qui vous use de ce qui vous tient. Selon ce qui ressort, les pistes ne sont pas les mêmes :
- rester soignant·e, mais autrement : un autre service, un autre établissement, un autre mode d’exercice, d’autres horaires ;
- évoluer à partir de votre expérience, vers la coordination, la formation ou la prévention ;
- changer de métier en gardant ce qui compte pour vous, comme le contact humain ou le sentiment d’être utile ;
- partir vers tout autre chose, avec un projet vérifié plutôt qu’une fuite.
Pour des idées de métiers après le soin, notre article quels métiers après infirmière ? donne des pistes. Le bilan, lui, sert à savoir lesquelles vous conviennent vraiment, et ce qu’elles demandent.
Si vous sortez d’un épuisement professionnel, commencez par notre page bilan de compétences après un burn-out : Claire, qui a fait de la reconstruction après un burn-out sa spécialité, fait partie de l’équipe.
Vos compétences de soignante comptent bien au-delà de l’hôpital
« Je ne sais faire que ça. » Si vous l’avez déjà pensé, regardez plutôt ce que vous faites chaque jour. Gérer des priorités qui changent sans arrêt, garder son calme dans l’urgence, expliquer des choses compliquées avec des mots simples, rassurer des personnes inquiètes, travailler en équipe, transmettre des informations fiables par écrit : ce sont des compétences utiles dans beaucoup de métiers.
Le travail du bilan consiste à les nommer, à les prouver avec des exemples tirés de votre parcours, et à repérer celles que vous avez envie d’utiliser demain. Ça change la façon dont vous vous présentez. Et souvent, la façon dont vous vous voyez.
Aide-soignante : quelle reconversion, et par où commencer ?
Chez les aides-soignantes, l’envie de reconversion arrive parfois avec une inquiétude en plus : ne pas avoir le « bon » diplôme pour changer. Le bilan part justement de là où vous en êtes. Votre expérience, ce que vous aimez dans le métier, ce que vous ne voulez plus, vos contraintes de salaire, de famille ou de trajet.
On regarde ensuite les pistes réalistes, y compris celles qui passent par une formation, et ce qu’elles demandent concrètement : durée, coût, conditions d’accès, vie quotidienne dans le nouveau métier. Une reconversion d’aide-soignante ne commence pas par une formation choisie au hasard. Elle commence par un projet clair, et c’est à ça que sert le bilan.
Financer votre bilan : ANFH, CPF ou employeur
Le financement dépend de votre statut. Voici les trois cas les plus courants.
| Votre situation | Qui peut financer | À savoir |
|---|---|---|
| Agent de la fonction publique hospitalière, titulaire ou contractuel | L’ANFH, sur demande auprès de votre délégation | Au moins 2 ans de services effectifs ; financement dans la limite des crédits disponibles |
| Salariée d’une clinique ou d’un Ehpad privé | Votre CPF, votre employeur ou votre OPCO | Hors temps de travail, votre employeur n’a pas à être informé |
| Infirmière libérale | Votre CPF | Les travailleurs indépendants ont un CPF, alimenté grâce à leur contribution |
À l’hôpital public, selon l’ANFH et service-public.gouv.fr (règles au 30 septembre 2026), le bilan peut se faire sur votre temps de travail, dans le cadre d’un congé pour bilan de compétences de 24 heures, ou en dehors. Hors temps de travail, votre employeur n’est pas informé, et l’ANFH peut quand même prendre en charge les frais pédagogiques. Le congé passe à 72 heures, et le délai entre deux bilans de 5 à 3 ans, si le médecin du travail constate que vous êtes particulièrement exposé·e à un risque d’usure professionnelle. C’est vous qui choisissez le prestataire, qui doit être certifié Qualiopi pour les bilans de compétences : c’est notre cas.
Pour le détail des démarches, lisez notre article sur le financement ANFH du bilan pour les infirmières de la fonction publique hospitalière. Les règles des trois fonctions publiques sont réunies sur notre page bilan de compétences dans la fonction publique.
Dans le privé, selon Mon Compte Formation (règle au 30 septembre 2026), le CPF finance un bilan de compétences jusqu’à 1 600 € depuis le 20 février 2026, avec une participation obligatoire de 150 € depuis le 1er avril 2026 (sauf exceptions, dont les demandeurs d’emploi). Un seul bilan est financé tous les 5 ans. Le complément éventuel peut venir de votre employeur ou de votre OPCO ; sinon, il se règle en une fois sur Mon Compte Formation. En libéral, entreprendre.service-public.gouv.fr confirme que les travailleurs indépendants bénéficient eux aussi du CPF. Nos tarifs sont détaillés sur la page prix d’un bilan de compétences.
Un bilan compatible avec les plannings de soignant
Vos horaires ne ressemblent à ceux de personne, et c’est normal. Le bilan s’y adapte :
- en visio, depuis chez vous, entre deux gardes ou un jour de repos ;
- des créneaux larges : de 8 h 30 à 21 h 30 en semaine, et le samedi matin ;
- des séances réparties sur plusieurs semaines, pour laisser le temps de réfléchir entre deux rendez-vous ;
- en face à face si vous préférez, à Riedisheim, près de Mulhouse.
Nos deux formules, 13 et 18 heures, tiennent dans les 24 heures du congé pour bilan de compétences de la fonction publique hospitalière. Et parce que chaque personne est orientée vers la consultante qui lui correspond, vous tombez sur quelqu’un dont le rythme et la façon de travailler vous vont.
Page mise à jour le 30 septembre 2026.









